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En 1654, Louis XIV affiche une attirance envers Olympia Mancini,  dite Olympe, nièce du cardinal de Mazarin. La jeune femme est née à Rome en 1637 et s’est installée à la cour de France depuis 1647 sur invitation de son oncle. Elle est alors accompagnée par sa mère, Girolama Mancini, sœur du cardinal, son frère Philippe et sa sœur aînée Laure-Victoire. A son arrivée, Olympe est une jeune fille « maigre, avec un visage long, le teint brun et la bouche longue ». En 1654, un embonpoint a arrondi son visage, « sa bouche est devenue plus petite, son teint a blanchi ». Sans être fort belle, Olympe  a beaucoup de charme et n’est pas désagréable à regarder. La nièce de Mazarin joue alors les reines :  elle a le don de distraire Louis XIV et de l’amuser. Tout comme lui, Olympe aime la danse et c’est à son bras que le roi ouvre tous les bals. Oubliant l’étiquette, le jeune roi va jusqu’à ignorer sa cousine Henriette d’Angleterre un soir de danse, lui préférant Mademoiselle Mancini, provoquant l’indignation de la reine-mère. Cependant Louis, en homme séduisant, ne s’arrête pas à courtiser Olympe.

Olympe Mancini par Pierre Mignard


Voici qu’en 1657, une autre jeune fille de vingt ans retient l’ attention du roi. Il s’agit de Lucie de la Motte-Argencourt qui, sans avoir beaucoup d’esprit, présente une physionomie agréable et gracieuse. Olympe Mancini est brune, la jeune demoiselle est blonde aux yeux bleus. Mlle de la Motte-Argencourt séduit le roi par sa manière douce et agréable de parler ainsi qu’en raison de son goût pour la danse, domaine où elle excelle. Cette nouvelle passion inquiète Anne d’Autriche qui, lorsqu’elle tente de résonner son fils, se voit répondre qu’il est le roi et qu’il fait comme bon lui semble. L’affaire prend une autre tournure lorsque Mazarin découvre que Lucie est la maîtresse du marquis de Richelieu et peut être celle de M. de Chamarante. Lorsque Louis XIV apprend la chose, il se détourne de Mlle de la Motte-Agencourt. Celle-ci est alors priée de se rendre au couvent de Sainte-Marie à Chaillot, où elle demeure le reste de sa vie bien qu’elle n’y ait pas été forcée. Mlle de la Motte-Argencourt décède en 1718. 

Après le départ de Lucie de la Motte-Argencourt, Louis XIV pose les yeux sur la fille d’un jardinier, en 1658. L’histoire n’a pas retenu son nom et si nous avons connaissance de cette brève liaison, c’est grâce au duc de Saint-Simon, qui l’a rapportée dans ses Mémoires. Le roi se console donc dans les bras de la jeune fille qui tombe enceinte et accouche d’une petite fille en 1659, date à laquelle Louis ne regarde plus que Marie Mancini. Naturellement, il est hors de question de reconnaître l’enfant comme étant celui de sa Majesté. Un roi ne peut exposer le fruit né d’une relation avec la fille d’un simple jardinier. La mère de la fillette est mise au couvent sur ordre d’Anne d’Autriche et de Mazarin. Quant à la fille de Louis XIV, on lui fera plus tard épouser un certain baron de la Queue, qui espéra obtenir quelques faveurs du roi, ayant épousé l’une de ses bâtarde. Il se trompa. Bien que, sachant qui était son père, la jeune femme – dont l’histoire a également oublié jusqu’à son nom – n’a jamais reçu le moindre regard de la part du roi. Elle donne plusieurs enfants au baron et meurt à  l’âge de 26 ou 28 ans.

Anne-Lucie de La Mothe, par Pierre Pignard

Anne-Lucie de La Mothe Houdancourt, petite maîtresse du roi en 1662 , par Pierre Mignard


Revenons à Olympe Mancini. Sa liaison avec Louis XIV s’achève en 1657, non seulement parce que le roi lui  préfère alors Mlle de la Motte-Argencourt, mais également parce que l’intelligente Olympe se marie. Elle a compris qu’être la favorite temporaire de Louis XIV ne lui assure pas un avenir et elle épouse donc en février 1657 le comte de Soissons, né Eugène-Maurice de Savoie-Carignan. Or, au début du mois d’août, Olympe accouche d’un garçon, Louis-Thomas (comte de Soissons, mort en 1702). Après six mois de mariage, il est étonnant qu’elle mette si vite un enfant au monde. Bien que le comte de Soissons le reconnaisse comme son fils, il est fort probable que le petit Louis-Thomas soit celui de Louis XIV, qui est parrain de l’enfant. Olympe aura encore huit enfants, dont le père sera certainement son époux :
– Philippe ( 1659 – 1693), abbé de Soissons
– Louis ( 1660 -1683), chevalier de Savoie
– Emmanuel Philibert ( 1662 – 1676), comte de Dreux
– François Eugène (1663 – 1736), prince de Savoie
– Marie Jeanne (1665-1705), religieuse
– Louise Philiberte (1666-1726), religieuse
– Françoise (1667-1671), Mademoiselle de Soissons
– Philippe (1668-1693), chevalier de Soissons

Olympe reste à la cour où elle occupe la charge de surintendante de la maison de la reine et redevient la maîtresse de Louis XIV de 1660 à 1661. Le jeune roi a alors du mal à oublier Marie Mancini et n’est pas satisfait de la reine Marie-Thérèse qu’il ne  parvient pas à aimer. C’est à cette même période que le monarque regarde avec attention Hortense Mancini, sœur cadette d’Olympe et de Marie. La comtesse de Soissons s’allie par la suite avec la duchesse d’Orléans, Henriette d’Angleterre, afin de faire du tort à Louise de la Vallière, nouvelle favorite du roi : l’affaire est connue sous le nom de la « conspiration de la lettre » : Olympe y annonce à la reine que son époux la trompe, chose que Louis lui cache.  Avec le cachet de la couronne d’Espagne la lettre doit parvenir à la pauvre Marie-Thérèse, mais est  interceptée à temps. Éclaboussée par l’Affaire des Poisons, la comtesse de Soissons fuit  la cour – avec la complicité de Louis XIV- et laisse derrière elle sa charge de surintendante. En 1689, on la soupçonne d’avoir empoisonné la reine d’Espagne, Marie-Louise d’Orléans, nièce de Louis XIV. Olympe Mancici, veuve depuis 1673, décède le 9 octobre 1708 à Bruxelles.



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